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Qu’est‑ce que le Chemin Spirituel du Sud

C’est un chemin de pèlerinage doté d’un itinéraire historique et culturel d’une grande richesse, traversant des paysages très singuliers. Il part de la comarca grenadine de Guadix, Prima Sedes Hispaniae, et se poursuit à travers celles de Baza et de Huéscar, dans l’Altiplano de Grenade, jusqu’à la Basilique Royale de Caravaca de la Cruz, dans la Région de Murcie.

Quels sont les trois objectifs fondamentaux qu’il poursuit

Une tension entre la mémoire du passé et l’engagement envers la réalité du présent, en reliant la géographie et le paysage du chemin à son histoire, à son patrimoine culturel et spirituel, ainsi qu’à une redécouverte du sens de la transcendance, permettant d’enraciner ses habitants et ses visiteurs.

Favoriser le pèlerinage à travers un parcours physique sur le territoire du chemin, permettant la rencontre avec la nature et son Créateur, ainsi qu’un parcours intérieur ou spirituel qui, au milieu des difficultés, des douleurs, des efforts mais aussi de nombreuses satisfactions, puisse offrir au pèlerin, à la lumière de la Croix, un nouvel horizon pour sa vie et une signification plus grande et plus profonde de celle‑ci.

Promouvoir le développement et l’enracinement de la population au moyen de projets et de propositions qui contribueront à renforcer le potentiel touristique et culturel du territoire, à favoriser la cohésion entre tous les acteurs sociaux — Administrations publiques, entrepreneurs, groupes de développement, associations privées et, bien sûr, les habitants des communes des diocèses de Guadix et de Carthagène‑Murcie —, à diffuser leur patrimoine culturel, historique et environnemental, et à soutenir leur dynamisation économique.

Pourquoi le Chemin Spirituel du Sud est‑il important

- Il constitue une proposition personnelle d’aventure extérieure et intérieure, de silence et d’écoute, de recherche et de rencontre, de sens et de beauté, de Croix et de Lumière ; une expérience de vie, d’approfondissement et de diffusion de la spiritualité chrétienne ; une mise en valeur des origines du christianisme en Espagne et une invitation à raviver chez tous le désir de l’Évangile, en favorisant une formation aux valeurs spirituelles. Il représente une occasion de restituer la signification chrétienne aux visiteurs et aux pèlerins, ainsi qu’un espace de rencontre personnelle et d’attention à ce qui est véritablement Réel.

- Il implique la mise en valeur et la récupération, dans leur sens authentique, d’un important patrimoine culturel et spirituel des territoires grenadin et murcien traversés, ainsi qu’un appel à améliorer la connaissance, l’étude, la recherche et la diffusion du patrimoine naturel, paysager, historique, artistique, gastronomique, culturel, spirituel et religieux lié à l’environnement géographique dessiné par le Chemin Spirituel.

- Il favorise la convivialité entre les habitants des comarques traversées par le Chemin et ceux qui les visitent, en renforçant les relations entre eux et en permettant de profiter des aspects qui attirent le plus l’attention des pèlerins et des visiteurs selon leur culture et leurs préférences.

- Il favorise la cohésion des territoires qui, historiquement, ont entretenu des relations intenses et partagent une culture, une histoire et une spiritualité communes. Il offre aux habitants et aux visiteurs, grâce au vaste patrimoine naturel, monumental et religieux qu’ils renferment, une signification profonde et transcendante de la vie, ainsi que la solidarité et l’enracinement des personnes avec leur territoire.

Quels effets sont attendus dans la régio

L’empreinte d’une expérience vécue, profonde et intégrale de la personne dans toutes ses dimensions, capable d’orienter et d’enthousiasmer sa vie. L’enracinement de la population grâce à une prise de conscience de la valeur de son territoire. Le développement culturel et économique. La diffusion, la projection et la promotion du patrimoine naturel et culturel vers l’extérieur. La cohésion des populations et de l’ensemble des acteurs sociaux impliqués dans le Chemin.

Quels sont les 17 municipes qu’il traverse

L’axe géographique à parcourir s’organise à partir de trois points de repère importants situés au début, au milieu et à la fin du chemin

  1. Guadix, en tant que diocèse particulièrement significatif pour être le plus ancien d’Espagne, ainsi que le Sanctuaire diocésain de Face Retama
  2. Huéscar, avec sa collégiale Sainte‑Marie‑Majeure de l’Incarnation, qui bénéficie — par grâce du pape Benoît XVI — du privilège d’être un temple jubilaire perpétuel et qui conserve un lignum crucis.
  3. Caravaca de la Cruz, où l’on conserve également, dans sa Real Basilique‑Sanctuaire, un autre lignum crucis plus connu, et où la ville jouit du prestige d’être l’une des rares et célèbres cités saintes du monde, destination traditionnelle aujourd’hui de nombreux pèlerins.

Les municipalités suivantes sont à visiter dans l'ordre des municipalités à visiter :

Guadix, Benalúa de Guadix, Fonelas, Villanueva de las Torres, Gorafe, Bácor-Oliva, Freila, Baza, Zújar, Benamaurel, Cúllar, Orce, Galera, Huéscar, Puebla de Don Fadrique, Moratalla et Caravaca de la Cruz.

Dans quelles zones fondamentales il se déploie (désert, verger, plaine…).

Il part de la dénommée Hoya de Guadix, depuis les hauteurs de cette ville, au belvédère du Père Poveda, dans le quartier des grottes, d’où l’on aperçoit l’ancienne muraille de l’alcazaba, la cathédrale et une partie du chemin à parcourir vers Benalúa. Celui‑ci se poursuit ensuite vers le site de Face Retama, au milieu de terres quasi désertiques où la tradition situe saint Torquat, l’un des sept varons apostoliques qui initièrent la christianisation de l’Espagne. Le parcours continue ensuite pour traverser le désert de Gorafe, un territoire offrant une spectaculaire combinaison de formes et de couleurs entre ravins et canyons, aujourd’hui appelés bad‑lands. Ce sont des terres imprégnées de spiritualité depuis la plus lointaine antiquité, comme en témoigne un parc mégalithique comptant plus de 200 dolmens.

Le parcours se poursuit à travers des zones où jaillit l’eau, comme Villanueva de las Torres, où se trouve le balnéaire d’Alicún de las Torres. Au loin, on aperçoit le réservoir du Negratín et l’omniprésent pic Jabalcón. En atteignant la localité de Gorafe, on continue à travers le même paysage jusqu’à Bácor, où l’on perçoit ce qui fut une importante ligne défensive du Royaume nasride de Grenade. En avançant vers Freila, on profite de ses châteaux, de ses nombreuses tours de guet et des algarbes, tandis que réapparaissent les bad‑lands du désert de Gorafe, des argiles très érodées offrant des tonalités et des sensations différentes selon la lumière du moment. À proximité de Freila se trouve une magnifique plage intérieure au bord des eaux du réservoir du Negratín. Le chemin avance ensuite vers la Hoya de Baza, traverse cette ville située sur un versant de la Sierra de Baza, puis revient vers le sommet du Jabalcón, où se trouve l’ermitage de la Vierge de la Cabeza. L’ascension offre un panorama très vaste, où contrastent le paysage quasi désertique, de petites zones irriguées et les eaux du réservoir du Negratín, tandis qu’au loin se détache l’imposant mont de la Sagra, culminant à 2 381 m d’altitude. On descend ensuite vers Zújar, célèbre pour ses eaux thermales, puis l’on poursuit à travers des zones semi‑désertiques : Benamaurel, Cúllar, également dotées de zones de vergers et entourées de vestiges d’anciennes tours de guet, de châteaux en ruines ou d’alcazabas. Le parcours atteint enfin Orce, célèbre pour la découverte, en 1982, de vestiges attribués à ce qui pourrait être les premiers habitants d’Europe, il y a un million et demi d’années.

Le chemin se poursuit vers Galera, une terre de quasi‑désert traversée par un réseau de vallées fertiles encadrées de paysages de ravines, composant un panorama singulier. On y trouve de nouveau une piscine naturelle, cette fois sur le territoire de Huéscar, ville dotée d’une insigne collégiale, tandis qu’au loin se dessinent les sierras de Marmolance, la Sierra Seca et la Sagra, et, à proximité, la Sierra de la Encantada, où se dressait autrefois un château à l’origine de la ville. Tout au long du parcours, on observe un très grand nombre de grottes, certaines abandonnées, mais beaucoup encore habitées. On aperçoit également de nombreuses tours de guet et les vestiges d’anciens châteaux, rappelant que ce territoire fut une zone de frontière, notamment entre la Castille et le royaume nasride. De plus, le spectaculaire paysage traversé depuis le début abrite l’un des meilleurs registres géologiques continentaux des cinq derniers millions d’années. Parmi ses trésors, il contient l’ensemble le plus complet de fossiles de grands mammifères aujourd’hui disparus ayant vécu durant le Quaternaire (les 2,5 derniers millions d’années de l’histoire de la Terre, période où l’humanité est apparue). Ce patrimoine exceptionnel a conduit à sa désignation comme Géoparc Mondial de l’UNESCO (10 juillet 2020).

Depuis Huéscar en direction de Puebla de Don Fadrique, le paysage change radicalement : le chemin traverse une vallée entourée de pinèdes jusqu’à atteindre le pied de l’imposante Sierra de la Sagra, où se trouve l’Ermitage des Saintes, lieu associé à d’anciens témoignages d’un olivier miraculeux, symbole lié à la figure de saint Torquat. Depuis Puebla de Don Fadrique, l’itinéraire avance vers le hameau d’Almaciles ; un ancien pont conduit déjà vers la proche région de Murcie. Là, se succèdent, parmi de vastes étendues de terres cultivées, plusieurs hameaux : l’un dépendant de Moratalla, Cañada de la Cruz, proche du massif des Revolcadores — le plus élevé de la région de Murcie — et d’autres dépendant de la célèbre ville de Caravaca de la Cruz, qui possède à proximité le verdoyant site des Fuentes del Marqués. Dominant la ville se dresse la forteresse où se trouve la Real Basílica, temple jubilaire, qui conserve un lignum crucis.

Quelques‑uns des sites les plus significatifs du Chemin spirituel du Sud

1.‑ Guadix : Belvédère du Père Poveda, d’où l’on aperçoit de nombreuses grottes habitées, l’ancienne Alcazaba et la cathédrale de Guadix.
2.‑ Cathédrale de Guadix.
3.‑ Gor : Église paroissiale du XVIIᵉ siècle, qui conserve peintures et sculptures de l’époque ; sa belle place aux arcades castillanes et la fontaine des Sept Jets.
4.‑ Benalúa : Belvédère du Cerro Kabila, offrant une belle vue panoramique, et église du Carmen.
5.‑ Site de Face Retama, lié à la figure de saint Torquat.
6.‑ Fonelas : Église de l’Annonciation et station paléontologique de la vallée du río Fardes.
7.‑ Station thermale d’Alicún de las Torres et acequia del Toril.
8.‑ Belvédère du Puntal de Don Diego, d’où l’on contemple le désert de Gorafe.
9.‑ Parc mégalithique de Gorafe.
10.‑ Bácor‑Olivar : Château arabe et algarbes.
11.‑ Freila : Église Notre‑Dame de l’Annonciation, château nasride et plage intérieure du Negratín.
12.‑ Baza : Église Mayor et musée archéologique.
13.‑ Mont Jabalcón et ermitage de la Vierge de la Cabeza.
14.‑ Zújar : Église de l’Annonciation et bains de Zújar.
15.‑ Benamaurel : Hafas almohades et tour du Torrejón.
16.‑ Cúllar : Tour de l’Alabí, complexe Quitasueños et fontaine de la Kaikuta.
17.‑ Orce : Château des Sept Tours, église Sainte‑Marie et Centre d’interprétation des premiers habitants d’Europe.
18.‑ Cortes de Baza : Ermitage de San Roque et ermitage de la Sainte‑Croix.
19.‑ Castilléjar : Paléoséismites et village ibérique du Castro de la Balunca.
20.‑ Galera : Sites archéologiques de Castellón Alto et nécropole de Tútugi.
21.‑ Piscine naturelle de Fuencaliente, sur le territoire de Huéscar.
22.‑ Collégiale de Huéscar (temple jubilaire, conservant également un lignum crucis).
23.‑ Le long Chemin des Cyprès vers l’ermitage des Saintes, sur le territoire de Huéscar.
24.‑ Ermitage des saintes Nunilón et Alodie.
25.‑ Sierra de la Sagra.
26.‑ Église Sainte‑Marie de la Cinquième Angoisse, à Puebla de Don Fadrique.
27.‑ Église de San Antonio Abad et pont d’Almaciles, pour sa valeur symbolique de “pont” vers la région de Murcie.
28.‑ Sierra de los Revolcadores.
29.‑ Cañada de la Cruz : Paroisse de la Purísima Concepción.
30.‑ Archivel : Site de la Fuente de la Muralla.
31.‑ Site des Fuentes del Marqués, à Caravaca.
32.‑ À Caravaca également : Le Templete et l’église du Salvador, d’où commence l’ascension vers la Real Basílica.
33.‑ Forteresse et Real Basílica de Caravaca.

Promoteurs

Le Chemin Spirituel du Sud est une initiative née de la remarquable collaboration entre les administrations locales traversées par l’itinéraire de pèlerinage et la société civile, représentée par un grand nombre de particuliers et d’entités privées qui y ont contribué. Parmi celles‑ci :

l’ACdP, la Real et Illustre Confrérie de la Très Sainte et Vraie Croix de Caravaca, la Fondation San Pablo CEU, la Fondation Notre‑Dame du Carmel et la Fondation Portillo, Alvelal, l’Association Camino Espiritual – Freila, le GDR Guadix, l’Association Mi mejor Baza, le GDR de l’Altiplano, ADEPA Guadix, l’Association des Entrepreneurs de la Comarque de Huéscar, le Centre d’Études Pedro Suárez, l’Association des Grottes d’Andalousie, l’Association de Randonnée de Bácor, l’Association Tourisme de l’Altiplano, l’Association Baza Histórica, l’Association culturelle Raigadas, etc., ainsi que naturellement les diocèses de Guadix‑Baza et de Murcie‑Carthagène.

Monument aux chevaux de cuve

Pèlerins à Caravaca de la Cruz

Paraje Fuente del Marqués